Dark Metal, Death Metal, Reviews, Symphonic Metal

Therion, le swedish frost !

Lorsque Christofer Johnsson forme Therion en 1987, son objectif est simple : faire perdurer l’oeuvre et l’influence que Celtic Frost à eu sur lui. Comme tous les fans du Suédois le savent, le nom de son groupe fait directement allusion au titre de l’album « To Mega Therion » du culte Helvète sorti en 1985.

Les fans inconditionnels de Therion se sont toujours penché sur la période 1996/2004 et cette année, excepté pour l’album « Of Darkness… » de 1991, l’écurie Hammerheart Records va ressortir à partir du mois d’avril l’embryonnaire phase 1992/1995, ou si vous préférez, l’ère chrysalide d’un groupe avant-gardiste et de la vision infaillible de son créateur. Rappel des faits…

Avant le virage décisif pris avec « Theli » en 1996, ce grand fan de musique classique (qu’il écoute depuis son plus jeune âge), sort quatre albums aux contenus inégaux et prend un certain temps à trouver sa voi(x)e. Les puristes retiendront davantage le death-metal radical du premier et révélateur « Of Darkness… », en passant par le plus affirmé et agressif « Beyond Sanctorum » de 1992.

Christofer Johnsson en 1992, période « Beyond Sanctorum »

En revanche, changement de cap et de direction artistique en 1993, avec « Symphony Masses Ho Drakon Ho Megas ». Le son devient plus organique, les idées plus fourre-tout, on sent que ça bouillonne de partout mais que ça reste encore hésitant. La production ne met malheureusement pas en valeur ni les compositions ni le niveau technique des musiciens. Sans oublier des parties de claviers qui sabotent sur leur passage toute la crédibilité du concept, et une batterie qui sonne comme du carton. Dommage. Entre nous, « Ho Dracon Ho Megas – Act 1&2 » qui ponctuent l’album, restent encore aujourd’hui un vrai supplice auditif !

Pourtant les prémices symphoniques sont bel et bien là, et dès 1995 avec « Lepaca Kliffoth » le son devient beaucoup plus propre, professionnel, et l’encourageant futur musical de Therion se dessine à l’horizon. Bye-bye le death originel, et good morning à un métal aux touches classiques/orchestrales qui affirment le propos.

Ces rééditions disponibles en CD’s et vinyls (attendus pour Août), s’adressent avant tout aux fans de death-metal dont les premiers albums de Dark Throne, Entombed, Authorize, At The Gates sont devenus les incontournables de l’école Scandinave, ainsi que les débuts de ce que l’on nommera au milieu des 90’s le dark-metal mélancolique symphonique représenté par Alastis, Saviour Machine, Lake Of Tears et bien évidemment The Gathering.

Guillaume

Therion « Beyond Sanctorum » – Janvier 1992
Therion « Symphony Masses : Ho Drakon Ho Megas » – Avril 1993
Therion « Lepaca Kliffoth » – Avril 1995

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