Metal Prog, Reviews

Dream Theater – A Change Of Season returns !

Ceci n’est pas une review sur l’Everest et nous ne partons pas au Népal. On va plutôt faire un tour à Long Island avec les kings du metal prog’ de Dream Theater, qui en cette année de résurrection pour la planète entière publient leur quinzième album studio. Cela va peut-être paraitre direct pour les aficionados du quintet, mais ici on avait coupé le fil avec les envolées progressives de Petrucci & Cie depuis un bon moment. Pas que la musique ne soit pas intéressante, loin de là, ou une quelconque excuse du genre, mais c’est juste que… bah on sait pas pourquoi en fait.

De mémoire, le dernier album du groupe écouté en long en large et en travers par votre rédacteur remonte à 2002 avec le massif « Six Degrees Of Inner Turbulence », c’est pour dire sur une période d’à peu près vingt ans. Alors peut-être qu’il serait préférable de rattraper le retard en partant à la conquête des huit albums qui ont suivi, mais à l’écoute de « A View From The Top Of The World » on est pas vraiment dépaysé si on a loupé les exploits de la dream-team du progressif depuis un bail.

Les riffs puissants et les soli de John Petrucci sont toujours un vrai régal (The Alien / Invisible Monster / A View From…), la voix de James LaBrie est identique à elle-même, la basse de John Myung ronronne toujours aussi bien (Sleeping Giant), Mike Mangini dont c’est déjà ici le cinquième album avec le groupe tente toujours de faire oublier son prédécesseur mais joue comme un killer comme à son habitude, et le maestro Jordan Rudess s’éclate encore une fois avec toute sa panoplie de claviers pour un déluge harmonique magistral dont il a le secret.

A première vue on a l’impression que rien ne change, et pourtant nos Américains rendent leur musique plus accessible que par le passé, avec des mélodies moins techniques et prise de tête, et ouvrent davantage leurs talents plus que reconnus à un public pas forcément constitué que de musiciens. Ce qui a été pas mal reproché au groupe depuis ses débuts, donc c’est un point plus que positif pour les fans qui ne rêvent pas forcément de partitions noircies par les triolets ou autres doubles-croches.

L’écoute se poursuit avec « Transcending Time » et son come-back en 1989 à l’époque de « When Dream And Day Unite » avec un bon gros soupçon de Rush, « Awaken The Master » est du Dream Theater technico-prog pur jus, et bien sûr l’album se conclut avec un magistral morceau titre d’une bonne vingtaine de minutes, réunissant tous les ingrédients qui font du quintet de l’état de New York la figure de proue indétrônable et indémodable du style qu’il a crée et popularisé il y a plus de trente cinq ans maintenant.

Mais à l’issue de ces 70 minutes, vous ne m’enlèverez pas de l’esprit que depuis le superbe et génial single « A Change Of Season » sorti en 1995, Dream Theater remet ce morceau au goût du jour en le faisant grandir et s’épanouir au fur et à mesure du temps, et ce même si on a pas écouté les autres disques depuis 2003. Le constat est évident. Pas de secrets à l’horizon avec « A View From The Top Of The World », l’auditeur sait ce qu’il va écouter, ce qui est déjà un avantage. A réserver avant tout aux inconditionnels, mais aussi aux fans de métal technique et musical qui aiment écouter de temps en temps un nouvel album de ces représentants du genre.

Guillaume

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