Heavy Metal, Reviews

Helloween « Helloween »

On pourra dire que les fans de la plus célèbre tête de citrouille du monde, auront attendu cet album ! Le line-up de rêve qui avait accouché de la fameuse paire « Keeper Of Seven Keys », c’était disloqué avec perte et fracas en 1989, suite à de violentes tensions internes, et rien que de voir messieurs Hansen et Kiske de retour dans le groupe, font de « Helloween » un évènement majeur dans le monde du heavy-metal. Ce seizième opus est également le premier LP studio sous la forme du sextet que les fans ont pu applaudir live, lors de la tournée Pumkins United de 2017/2018.

La formation qui s’articule désormais autour de Andi Deris (chant), Michael Kiske (chant), Kai Hansen (guitare/chant), Michael Weikath (guitare), Markus Grosskopf (basse), Sascha Gerstner (guitare) et Dani Löble (batterie), propose à ses fans de découvrir cette nouvelle mouture, sous la forme d’un pavé dantesque que nous avons écouté, et en voici tout le bien que nous en pensons…

Tout d’abord, Kai Hansen et Michael Kiske sont rentré au bercail, et cela s’entend fort bien ! Pour récapituler, Kai a rencontré une belle carrière avec Gamma Ray, accompagnée de très bons albums (Heading For Tomorrow, Land Of The Free, No World Order, Majestic…), Michael de son côté a connu un parcours post-Helloween plus timide, avec des albums solo sortis en 1996 et 1999 orientés plus pop-rock, des participations pour les concepts Avantasia de Tobias Sammet en 2001, plus tard l’album du projet Place Vendôme rencontrera un accueil plutôt tiède, et reviendra définitivement vers le heavy-metal pur et net, avec les deux albums du projet Unisonic, en collaboration avec Kai Hansen à partir de 2012. Très franchement, c’est un vrai bonheur que de réentendre cette année la superbe voix du chanteur dans un tel disque, lui qui fût révélé avec les mythiques « Keepers… ».

Sans vouloir tomber dans le cliché, « Helloween » a les allures du tant attendu « Keeper Of The Seven Keys, Part.III » qui a fait rêver toute une génération de fans, et qui fait vite oublier le pseudo-remake « The Legacy » de 2005. A mon avis c’est certainement pour une raison d’éviter la facilité, et pour ne pas faire resurgir les attentes avortées du passé, que le groupe a décidé d’auto-intituler son album. Juste pour vous donner quelques exemples sans spoiler l’affaire, le premier titre « Out Of The Glory » fait raisonner les envolées d' »Eagle Fly Free », le couplet de « Best Time » nous remémore le tubesque « I Want Out », les premières mesures de « Down In The Dumps » s’inspirent de « Future World », et le fan retrouve par-ci par-là des passages qui rappellent « Save Us » et « A Little Time ». J’ai même envie de vous dire que ces références sont logiques, car c’est avant tout une marque de fabrique de renom et qui a fait ses preuves. Cerise sur le gâteau, l’album se ponctue avec le single de 12 minutes « Skyfall », qui passe comme une lettre à la poste.

Mais attention, si Helloween s’inspire des deux tomes qui ont fait sa réputation internationale, la livraison 2021 n’est en rien un simple copié-collé, et l’ensemble est très homogène. Pour une durée de 65 minutes, l’auditeur passera un excellent moment en compagnie d’un groupe en très grande forme.

Le son et les riffs des guitares n’ont jamais sonnés aussi « loud », les soli sont vraiment excellents sur tous les morceaux, il n’y en a pas un mieux que l’autre, le duo Kiske/Deris ne donne pas dans la compétition et aucun des chanteurs ne bouffe la place de l’autre. La basse de Markus Grosskopf n’a jamais été aussi définie et présente, la composition générale des morceaux est impeccable, son interprétation très heavy, et cela faisait longtemps que nos citrouilles n’avaient pas jouées sur disque avec autant de sincérité et de conviction. Pour ceux qui avaient laissé de côté le groupe, pourtant essentiel dans ce que l’on a appelé par la suite le heavy-speed/power-metal mélodique, devraient se re-pencher sur le cas des natifs d’Hambourg, car l’éponyme répond haut la main à toutes les interrogations et tient toutes ses promesses.

« Helloween » est excellent et fait largement oublier tout ce que le groupe a enregistré depuis « Pink Bubbles Go Ape » (1991), c’est pour dire. Nul doute qu’à l’écoute de cette nouvelle cuvée, les die-hard-fans doivent se refaire la mythique totale, du EP de 1985 au « Live In The UK » de 1989.

La dernière fois que l’on avait vu un tel come-back triomphale qui avait beaucoup fait parler, c’était lors des retours de Bruce Dickinson et Adrian Smith chez Iron Maiden, pour le succès que tout le monde connait. On souhaite très sincèrement une réussite identique pour les Allemands, et puis après-tout pourquoi pas une formule avec trois guitare et deux chanteurs. Les fans feront le reste avec le bouche à oreille, sans oublier que le groupe foulera les terres saintes du Hellfest, Jeudi 23 Juin 2022. On a déjà hâte !

Guillaume

Helloween en tournée Européenne avec Hammerfall en 2022…

metal texture with rivets as steam punk background

Helloween, Hellfest 2022…

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