Black Metal, Reviews, Speed Metal

Exorcist « Nightmare Theatre » (réédition)

Alors là, autant vous dire que nous sommes ici en présence d’un groupe culte ! Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que l’on a jamais rien su concernant les musiciens au moment de la sortie de cet album en 1986, et très peu d’informations avaient filtrées. Le plus étrange, on en a appris davantage au moment ou cette formation a splittée, car ses membres officiaient tous dans Virgin Steele, et utilisaient des pseudonymes pour brouiller les pistes.

De toute façon, ces mêmes pistes étaient déjà brouillées à l’écoute de « Nightmare Theatre », tant le contenu musical ne ressemble en rien au groupe principal de nos zicos. Alors bien sûr on retrouve chez Virgin Steele le côté heavy-metal/metal-symphonique, tandis que chez Exorcist, c’est carrément le côté obscur ! Le quatuor nous replonge aux sources du speed/black-metal satanique, propre aux débuts de Venom et Slayer, et ce pour notre plus grand plaisir. Je m’explique…

On suppose qu’en formant Exorcist, les musiciens voulaient avant tout un défouloir au moment ou dans Virgin Steele les choses commençaient à tourner sérieusement au vinaigre, suite à de nombreux problèmes de droits rencontrés avec Jack Starr, mais ça c’est une autre histoire. Le quatuor réuni autour de David Defeis, Edward Pursino, Joey Ayvasian, Joe O’Reilly, se lâche complètement et enregistre un pure disque de speed/black-metal originel, avec intros et interludes de crépitements de bûchers, des cris d’humains qui passent un sale quart-d’heure, des messages inversés et autres incantations de sorcières aux nez crochus. Le dernier morceau par exemple, « Spin Your Heads Around Backwards », est carrément diffusé à l’envers avec de jolis messages subliminaux. Charmant et référentiel.

Ce greffent à ces ambiances sympathiques, des brûlots aux riffs ultra heavy (Possessed, Call For The Exorcist, Execution Of The Witches…), et soli que l’Exciter de la grande époque n’aurait pas renié (Riding To Hell, Queen Of The Dead, Burnt Offering…), avec quand même une grosse référence générale au Venom des débuts mais en beaucoup plus propre niveau son et interprétation. Difficile de faire pire en y pensant bien, mais c’est l’esprit qui compte me direz-vous, et ce sont tous ces éléments qui font de « Nightmare… » un album vraiment jouissif et authentique.

High Roller Records réédite donc ce chef d’oeuvre du genre le 28 Mai prochain, et si vous ne connaissez pas encore ce Virgin Steele version possédée aux forts accents occultes importés de Newcastle, vous passerez un très bon moment à l’écoute de ce seul et unique album très bien fait, et mine de rien pas si kitch que ça quand on y repense. Je vais peut-être me faire incendier grave par les puristes, mais « Nightmare Theatre » a même le pouvoir de vous faire oublier l’existence de « Welcome To Hell » et « Black Metal ». Comme quoi, tout arrive.

Guillaume

Exorcist « Nightmare Theatre » cover-art

« Nightmare Theatre » trackling-list :

  1. Black Mass
  2. The Invocation
  3. Burnt Offerings
  4. The Hex
  5. Possessed
  6. Call for the Exorcist
  7. Death by Bewitchment
  8. The Trial
  9. Execution of the Witches
  10. Consuming Flames of Redemption
  11. Megawatt Mayhem
  12. Riding to Hell
  13. Queen of the Dead
  14. Lucifer’s Lament
  15. The Banishment
  16. Spin Your Head Around Backwards

Exorcist, line-up…

Dans l’ordre (… ou pas) : Geoff Fontaine (Joey Ayvazian – batterie) / Jamie Locke (Joe O’Reilly – basse) / Marc Dorian (Edward Pursino – guitare) / Damien Rath (David Defeis – chant)

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