Metal, Reviews

Geezer Butler, les rééditions de G/Z/R !

Tout metalleux qui se respecte connait forcément Geezer Butler qui fît vrombir sa basse et sa moustache dans l’antre de Black Sabbath. Terence (c’est son vrai prénom), eu deux périodes dans le groupe qui donna ses lettres de noblesse au heavy-metal, 1969/1984 de « Black Sabbath » (1970) à « Born Again » (1983), puis du sous-estimé mais génial « Dehumanizer » (1992) jusqu’au glas de 2017. On le retrouve bien évidemment avec Iommi & Dio pour Heaven N’ Hell et sur quelques disques du madman entre 1990 et 1995.

Mais ce grand supporter du club de soccer d’Aston Villa, est aussi un adepte de sonorités bien plus lourdes et modernes que celles de sa formation de prédilection, et ira jusqu’à créer son propre projet musical plus connu sous le nom de G/Z/R. Précurseur d’un métal assez moderne pour l’époque, le groupe publiera trois albums estampillés metal/metal indus en 1995, 1997, 2005. Et c’est justement ce qui nous intéresse aujourd’hui dans Nos Nouvelles Reviews, car BMG a eu la très bonne idée de rééditer ces supports épuisés depuis des lustres, et désormais de nouveau disponibles à partir du 30 Octobre 2020.

A noter que ces rééditions sortent sous le nom de Geezer Butler et non plus sous celui de G/Z/R comme à l’origine…

Pour tester un peu vos esgourdes, si vous écoutez par hasard l’un de ces trois albums sans savoir que l’ami Terry y joue, il vous sera impossible de décerner le son et la technique du bassiste tant le son et le genre musical sont différents de ce que vous avez l’habitude d’écouter sur les albums du Sabbat Noir. A moins d’être d’une mauvaise foi défiant toute concurrence.

Vous vous dites, ok c’est cool, il y a des albums qui ressortent c’est très bien, mais c’est kiki ki y joue dedans ? Geezer aurait très bien pu transformer son projet en all-star-band intergalactique, mais ce ne fût pas vraiment le cas et s’entoura d’une team relativement « discrète » si on fait l’exception du futur ex-Fear Factory Burton C. Bell, qui chanta uniquement et impeccablement sur « Plastic Planet » (’95). Au fur et à mesure du temps, le line-up de G/Z/R évolua et le bassiste fît appel à son neveu de guitariste Pedro Howse (présent sur les trois disques), et le batteur Deen Castronovo sur « Plastic… » et « Black Science » (’97). Ce fût Chad Smith des Red Hot qui le remplaça sur l’ultime « Ohmwork » (’05), ainsi que l’inconnu chanteur Clark Brown, qui s’illustra de très bonne manière sur les albums de 1997 et 2005, avant de retomber dans l’anonymat le plus complet. Vous aurez beau mentionner son nom sur n’importe quel moteur de recherche, vous ne trouverez rien. On peut pas être plus clair.

Néanmoins, vous êtes en présence ici de trois bons albums d’un side-project intéressant et puissant à ne pas prendre à la légère, et ces rééditions sont dotées d’un son d’ensemble à déboiter vos tympans. Ecoutez par exemple « Plastic Planet » et vous verrez de quoi je parle. La seule petite chose que l’on aurait à redire, c’est qu’aucune version live, démo ou autre bonus-track n’y figure, pour agrémenter éventuellement les objets. Mais là c’est juste pour chipoter et c’est le collectionneur qui s’exprime, alors…

G/Z/R « Plastic Planet » (1995)
G/Z/R « Black Science » (1997)
G/Z/R « Ohmwork » (2005)

Guillaume

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