Black Metal, Metal, Reviews, Symphonic Metal

Carach Angren – Listening-session de l’album « Franckensteina Strataemontanus »

NOTE IMPORTANTE : Lors de la session d’écoute du nouvel album de Carach Angren, le départ de Mantar (batterie) n’avait pas encore été annoncé. Le texte que vous allez lire ci-dessous a été rédigé quelques jours avant la parution de la déclaration officielle.

Vendredi 31 janvier 2020, un petit comité privilégié des médias spécialisés en gros son, se donna rendez-vous dans un rade du quartier de Pigalle à Paris pour écouter en avant première le futur album des Néerlandais de Carach Angren, « Franckensteina Strataemontanus ».

Prévu pour Juin 2020, ce septième chapitre de la discographie du groupe nous est présenté par Dennis « Seregor » Droomers et Clemens « Ardek » Wijers, très contents de dévoiler cette nouvelle offrande. Ardek prend la parole et nous annonce que le concept du disque est basé sur la vie tourmentée de l’alchimiste et médecin Allemand Johan Conrad Dippel, qui inspira à Mary Shelley le personnage de Victor Frankenstein dans son fameux roman. Donc de quoi frissonner…

L’écoute commence… dans un calme et un silence des plus religieux.

Dès les premières secondes on est plongé dans le bain et la musique de « Franckensteina… » fait penser à une bobine inspirée justement par ces vieux films d’épouvante aux ambiances gothiques et Victoriennes à vous glacer le sang ! Les arrangements et l’orchestration sont superbement mis en avant et on pense tout de suite à ce qui pourrait devenir une bande originale de film, soutenue par la charpente guitare, basse et batterie qui blaste avec précision. La narration trouve aussi son importance et lors de certains passages parlés dans la langue de Goethe, l’aspect théâtral prend tout son sens et on pense au dernier album de Rammstein pour la diction. Très intéressant.

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Le puriste que je suis refait aussi surface, et lors de l’écoute j’effectue un parallèle quasi immédiat en comparant « Franckensteina… » au superbe « Death’s Design » de Diabolical Masquerade parût en 2001. Si au passage vous ne connaissez pas encore l’ultime album du one-man-band Suédois et que vous souhaitez vous faire une idée sur le prochain Carach Angren, c’est une bonne alternative qui s’offre à vous.

Mais ce qui reste quand même très flagrant ici c’est l’inspiration cinématographique mise en musique qui saute aux oreilles. Au fil de l’écoute mon camarade photographe Joël qui m’accompagne lors de cet après-midi, me fait remarquer que l’ambiance du disque lui rappelle celle du livre « Joyland » de Stephen King. Peut-être que pour un prochain clip, une action pourrait très bien se dérouler dans un vieux parc d’attraction aux manèges grippés et rouillés et en un instant tout pourrait vous sauter en pleine poire car notre trio Hollandais est loin d’être avare en matière de sensations fortes qui seront offertes aux prochains acquéreurs de l’album ! Hypothèse pour le moins curieuse, car comme nous le confirmera en aparté Ardek, au moment ou nous assistons à cette listening-session il n’y a aucun projet arrêté pour la mise en scène & image des futurs shows et clips musicaux à venir. Carach Angren étudie différentes options. Manèges crasseux et/ou châteaux isolés voir tout a fait autre chose ? Wait and see et laissons libre court à notre imagination.

Le track-list de « Franckensteina… » se compose de 11 titres dont le bonus track « Frederick’s Experiments », et le morceau que j’ai certainement le plus apprécié reste le 10e « Like A Conscious Parasite I Roam ». Pépite de 8’17mns qui condense à elle seule toutes les ambiances et idées développées tout au long du disque et qui le termine en apothéose ! Ceci étant un premier avis, d’autres écoutes me donneront surement d’autres impressions et pour le moment ce titre final m’a vraiment marqué.

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D’évolution il est aussi question pour ce nouvel album, et Ardek voit en ce crû 2020 le franchissement d’un nouveau cap, déjà atteint avec leur précédent « Dance And Laugh Amongst The Rotten » de 2017 qui avait permis au trio de toucher et gagner davantage de fans et l’opportunité de jouer dans de nouvelles contrées. Evolution d’ordre musicale aussi pour Ardek qui a intégré des sonorités plus industrielles dans sa musique, et si ses influences principales se trouvent du côté des compositeurs classiques contemporains, le musicien souligne d’un trait amusé avoir un immense respect pour l’oeuvre de Michael Jackson dont il a toujours aimé le travail et la précision de production des albums.

Alors attention, je devine que certains lecteurs ont peut-être hérissés leurs poils à la lecture du nom du défunt King Of Pop, mais rassurez-vous « Franckensteina Strataemontanus » ne ressemble en rien à Bad ou Thriller, loin de là, mais bel et bien à un véritable album d’horror black metal à l’empreinte soundtrack affirmée sous l’influence d’un « Enthrone Darkness Triumphant » de Dimmu Borgir. Référence qui n’a absolument pas déplut à Ardek, me répondant d’un souriant « Wow cool, that’s a good one ! » à l’énumération de mon propos.

Le groupe avait déclaré sur les réseaux sociaux que 2020 allait être « monstrous », et ce nouvel album a de quoi filer la pétoche même au métalleux le plus velu si celui-ci a la bonne idée de l’écouter dans un lieu sombre capitonné de velours rouge poussiéreux. Installé dans un vieux fauteuil aux ressorts cassés, l’effet en sera des plus saisissant… et inquiétant !

Maintenant il ne reste plus qu’à patienter jusqu’à début Juin pour que les fans puissent donner leur verdict final…

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Track-list « Franckensteina Strataemontanus » :

1. Here in German Woodland 1:35
2. Scourged Ghoul Undead 5:38
3. Franckensteina Strataemontanus 3:03
4. The Necromancer 4:06
5. Sewn for Solitude 3:51
6. Operation Compass 6:00
7. Monster 3:31
8. Der Vampir von Nürnberg 6:00
9. Skull with a Forked Tongue 5:56
10. Like a Conscious Parasite I Roam 8:17
11. Frederick’s Experiments (bonus) 2:49

Recording line-up :

Seregor : Vocals , guitar
Ardek : Keyboard, orchestra, guitar, bass, backing vocals
Namtar : Drums

Album teaser :

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Guillaume

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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