Interviews, Metal Prog, Rock Progressif

Sleeping In Traffic – Interview des Jeckyll & Hyde du métal prog’ !

En provenance d’Edmonton (CAN), Sleeping In Traffic trouve ses adeptes dans la sphère du Metal Progressif complexe et expérimental. Son double EP « That Which Saves Us » / « That Which Destroys Us » est le parfait exemple de ce l’on peut décrire comme la version sur disque du Dr Jeckyll et Mr Hyde du métal. A chacun son tome, son concept, sa vision, et voici une interview qui a traversée l’océan pour braver les (prochaines) basses tampératures…

Salut à tous ! Qui retrouve t’on dans les rangs de Sleeping In Traffic ?

Alors, Sleeping In Traffic est un quatuor originaire d’Edmonton, Alberta (CAN) et il est composé de Ryan Berehulke (bass), Greg Turner (guitars), Andrew Bateman (drums) et  Cory Bosse (voc/keys).

Pour vous situer davantage, comment s’est formé le groupe ?

Le groupe s’est formé à partir des cendres de Desecrate The Gods, Ryan et Greg voulaient continuer à faire de la musique ensemble de manière à leur permettre de faire preuve de créativité. Greg et Ryan ont rapidement commencé à écrire des démos pour créer leur ce que deviendrait Sleeping In Traffic par la suite. Heureusement, notre recherche d’un batteur s’est faite assez rapidement. Andrew Bateman était connu pour son travail dans Panda Jerk. Nous lui avons envoyé des démos par e-mail et nous nous sommes réunis pour commencer immédiatement à jouer. Une fois que nous avons eu quelques chansons à notre actif, nous avons passé une annonce pour un chanteur et nous avons rencontré Cory. Son arrivée dans le groupe était une évidence.

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De part la complexité de la musique de Sleeping In Traffic, comment définissez-vous votre son, genre ?

Nous sommes définitivement le produit de notre environnement musical. Les chansons sont généralement écrites en fonction de ce que l’auteur-compositeur pourrait très bien écouter. Pendant le processus d’écriture du double EP que nous venons de sortir, il y a une grande influence punk dans un certain nombre de chansons. Nous essayons d’écrire de manière à ne pas nous restreindre ni nous limiter dans un genre, nous voulons pouvoir jouer et écrire tout ce que nous voulons. Il est assez difficile de cerner notre son, car la plupart de nos chansons ont un son très différent les unes des autres. Le groupe est parfois étrange, accrocheur, intense, dynamique. Nous évoluons toujours.

Comme vous venez de le dire le groupe vient de publier un double EP « That Which Save Us » et « That Which Destroys Us », de quoi sa parle ?

« Saves… » représente fortement une grande partie des influences pop-punk que Ryan et Greg apportent au groupe, et propose des chansons aux thèmes inspirants et aux tonalités majeures édifiantes. « Destroys… » contient davantage d’influences métal extrême du groupe, sans pour autant abandonner la facette « étrange » qui fait la réputation du groupe. L’album continue d’explorer des signatures et des polyrythmes inhabituelles dans le contexte de guitares fortement déformées, de synthés hargneux et de voix gutturales.

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Et concernant les textes ?

Je ne peux pas écrire de paroles sur des choses qui ne me passionnent pas. Ainsi, les paroles parlent presque toujours de choses qui me frustrent ou qui m’inspirent. Le nouveau dual-EP divise ces thèmes presque entièrement en deux : l’un d’eux célèbre les progrès de la science et la beauté de la nature, tandis que l’autre s’oppose à l’anti-intellectualité, au négationnisme et aux comportements sociaux toxiques. Si ce n’est pas encore clair après avoir entendu notre dernier album « Feminism » je trouve important d’utiliser mes paroles pour envoyer un message, avoir un but.

J’ajoute, nous avons entièrement enregistré et mixé les EP’s nous-mêmes. Heureusement, Cory et Ryan sont tous deux des ingénieurs du son et avoir cet atout dans le groupe est une très grande économie ! La batterie a été enregistrée dans un studio d’Edmonton appelé The Audio Department, merci à Terry Tran et à Danny Johnston de nous avoir aidés, et le reste des instruments a été mis en boite dans le studio de Cory et Ryan, Sonolith. Le tout masterisé par Stuart McKillop chez Railtown Mastering.

Pourquoi avoir publié deux EP’s à la place d’un album complet ? Chaque partie correspond à son propre concept ?

Nous avions environ 5 mois pour écrire autant de chansons que possible avant que notre batteur Andrew ne déménage dans une autre ville. Une fois que nous avions enregistré des démos, nous avons vite réalisé que certaines des chansons ne fonctionneraient pas ensemble. Au lieu de couper des chansons, nous avons décidé de les séparer et de les faire coexister dans un concept de double EP. Cela donne à nos fans l’occasion d’explorer les deux côtés de la musique du groupe en tant que sa propre entité et d’entendre les deux pleinement épanouis au lieu d’être mélangés.

La signification même de votre nom, Sleeping In Traffic ?

Le nom du groupe vient de l’album Beardfish du même nom. Pour moi, je l’ai toujours interprété comme un avertissement du danger que représente le fait de voyager dans la vie de manière consciente ou inconsciente. Comme s’endormir dans la circulation, cela peut conduire à un désastre pour tous et nous avions provisoirement nommé le projet Sleeping In Traffic alors que nous étions juste en train de démarrer et puis nous l’avons gardé car cela correspondait parfaitement au concept du groupe.

Dans Sleeping nous avons des goûts musicaux très variés comme Between The Buried And Me, Devin Townsend, Porcupine Tree, Ihsahn, Opeth… nous écoutons tous un large éventail de musique allant du hip-hop au pop-punk en passant par la musique électronique. Tout ce que nous écoutons s’infiltre et nous influence en tant qu’écrivains et créateurs.

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Vous êtes originaires d’Edmonton, quels sont les groupes locaux que vous pouvez nous faire découvrir ?

Il y a des groupes incroyables à Edmonton ! Protosequence est un band de death metal moderne qui écrase tout, Immunize fait du métal aux riffs groovy intenses et Tylor Dory Trio est probablement le meilleur groupe de prog d’Edmonton ! Cette scène es trèst forte ici, beaucoup de soutien et beaucoup de talent !

Que peut-on vous souhaiter ?

Nous espérons que cette interview atteindra et s’étendra à travers le monde et dans la liste de lecture de nombreux amateurs de musique ! Ce serait un honneur pour nous de faire une tournée en Europe et de jouer en France. Peut-être nous verrons-nous dans un avenir proche qui sait, et merci de votre intérêt porté à Sleeping In Traffic !

Et bien évidemment, last but not least, allez-vous soutenir les Oilers pour cette nouvelle saison de NHL ?

Ah oui alors ! Nous espérons que notre échange contre Stolarz et Neal aidera les Oilers à se qualifier pour les playoffs hahaha !

Sleeping In Traffic « Exoplanets »

Guillaume

 

 

 

 


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