Metal, Reviews

Emigrate « A Million Degrees »

En 2005 le guitariste Richard Zven Kruspe du groupe Rammstein, enregistre quelques démos qui pourraient être utilisées pour un éventuel disque solo. 2007 voit la parution de « Emigrate » album éponyme qui porte le nom de son groupe, et sera suivit en 2014 d’un second disque, « Silent So Long ». Tenant compte de l’emploi du temps chargé de sa première formation, il faudra attendre le 30 Novembre 2018 pour que n’arrive dans les bonnes crèmeries le troisième, « A Million Degrees ».

La discographie de Rammstein n’ayant pas vraiment bonne place au chevet de votre rédacteur, vous pensiez bien que les deux premiers albums d’Emigrate non plus. C’est juste par professionnalisme avoué que je me suis attelé à l’écoute de « A Million Degrees » pour savoir de quoi il s’agissait, mais sans aucune grande conviction première…

44268131_2556233527720449_4306007445009858560_n

Mettre l’objet aux oubliettes sans avoir pris la peine de l’écouter aurait été une erreur impardonnable et phénoménale, car avec « A Million Degrees » nous sommes en présence d’un très bon album avec un son gros comme ça, mais carrément à l’opposé de la production glaciale taillée façon Panzer à laquelle nous habitue Rammstein. Pour vous faire une idée, l’oeuvre sonne comme si le tandem Enoi/Lanois époque « Viva La Vida » de Coldplay (…des dents grincent…) avait mis son orfèvrerie et toute sa finesse au service de Rich’, les balls métalliques en plus ! Faut pas oublier qu’ici on parle du gratteux de Rammstein, donc le gros son ça le connait.

Le troisième disque du groupe de Richard contient 11 morceaux (produits by himself) qui passent par plusieurs ambiances : gros métal intense avec « War » qui ouvre les hostilités, tubes en puissance avec « 1234« / »A Million Degrees »/ »You Are So Beautiful » (magnifique !!!)/ »Lead You On »,  retour aux origines avec « Let’s Go » (mon titre préféré du disque même si je ne suis pas fan du groupe principal de son auteur), « We Are Together » fait penser à Robbie Williams de part la voix (gasp !) et « Hide And Seek » pourrait ressembler à un titre du répertoire de Muse (aarrgghhh !). « Im Not Afraid » renvoi l’auditeur vers Depeche Mode et un duo de fin termine l’album sur fond de métal entrainant (Spitfire) et Paradise Lost époque « Believe In Nothing » refait surface le temps d’un « Eyes Fade Away ». Côté ‘zicos, même principe que pour l’album précédent, Richard a fait appel à plusieurs guests de renom comme le batteur Mikko Sirén d’Apocalyptica, Ben Kowalewicz et Ian D’Sa de Billy Talent (sur « 1234 ») sans oublier son Rammstein de Chanteur, Till Lindemann, pour le titre « Let’s Go ».

46782698_2648306175179850_7460484314866647040_o

Donc voilà il y en a pour tout le monde, même si certains choix musicaux peuvent surprendre, l’album est vraiment très bien et la guitare y tient une très grande place. Si parmi vous il y a des non fans de Rammstein, tentez l’aventure vous ne le regretterez pas c’est garanti. Combien considèrent que certaines expériences en solo valent mieux que le groupe d’origine ? Si je suis tout seul à le penser, j’assume.

Petit jeu : combien de fois Rammstein est écrit ?

Guillaume

 

 

 

 

 

 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s