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Amon Amarth, Within Temptation, Death Decline et Kris Barras… interviews d’un carré d’As !

Salut à tous ! Aujourd’hui programme chargé dans « Nos Nouvelles Reviews », vu que l’on vous propose quatre artistes/groupes, interviewés les 15 et 16 Novembre 2018 dans divers endroits de la capitale. Entre météo pas top, retards dans les transports en commun et timing à respecter, voici un remake de « Run To The Hills » revu et corrigé par Guillaume de No Name Radio, mais au final c’est que du fun et c’est rien que pour vous, alors…

C’est par un Jeudi après-midi d’un temps très Parisien (super couvert et gris quoi), que cette première journée d’interviews commence. On attaque direct avec du Thrash Death dont la saveur vous monte bien au nez vu que le groupe nous arrive de Dijon, Death Decline. La Team avait vu le groupe en live lors du LA Events de Châlons-en-Champagne en Mars dernier, avec entre autre Thrash Gangsters et Diamond Head. Leur prestation intense et pesante (musicalement parlant) nous avait bien marqué, et en apprenant le venue promo des musiciens sur Paris, nous avons voulu en savoir plus concernant leur deuxième album « Thousand Face Of Lies« , véritable concentré de colère et de fureur…

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C’est au Black Dog de Châtelet que je retrouve Fabien (guitare) qui m’explique que « Thousand… » n’a rien d’un concept album, mais qu’une trame générale se retrouve bien dans chaque titre. Death Decline a mis en avant le constat alarmant de tout ce qui nous entoure, de notre société actuelle, des relations humaines, le problème écologique et l’évolution hasardeuse du monde. Fabien ne manquera pas de souligner que en gros « c’est un peu la merde de partout », et le résultat de tous ces faits se traduit forcément dans la musique du groupe, à savoir un Metal sombre et violent… Le côté « dark » du quintet se ressent également sûr scène. Lors de leurs shows qui ne font pas non plus dans la dentelle, les gars se donnent vraiment à fond, jouent ce qu’ils aiment avant tout et souhaitent toucher un public plus large avec comme mots d’ordre cohésion et honnêteté.  L’amateur de sensations fortes trouvera ce qu’il souhaite en écoutant « Thousand Face Of Lies« , qui lors de sa découverte m’a rappelé la brutalité des premiers albums des Lyonnais de feu Destinity.

Juste le temps de prendre un café et direction le métro des Halles, pour me diriger vers La Villette retrouver les Within Temptation…

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Le staff de Sony a posé son camps de base dans une partie du grand hall de l’hôtel. Les Within Temptation sont de passage pour 48h dans la capitale pour donner des interviews en vue de la sortie de leur prochain album « Resist », et pour donner un concert le lendemain au Zénith de Paris. On m’annonce que les interviews ont pris un léger retard, mais rien de bien grave. Initialement prévu pour 17h30, je passerai à 45… C’est dans une des suites de l’hôtel que je fais la connaissance de Martijn (claviers) et Ruud (guitare). Les deux compères sont visiblement quelque peu fatigués de leur voyage depuis l’Angleterre, d’où ils étaient encore le matin même, et aussi un tantinet absorbés par les quelques breuvages ingurgités depuis le début des interviews. Mais c’est en tout professionnalisme et en toute sympathie qu’ils répondront à mes questions…

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C’est en parlant du précédent album « Hydra », que la conversation commence. Martijn et Ruud dressent un bilan plutôt positif de ce disque qui était avant tout plus axé « guitares ». Certainement l’album dans lequel le groupe avait expérimenté davantage de nouvelles choses, dont l’objectif était de se diversifier du carcan « Metal » habituel. Le petit nouveau « Resist » s’oriente vers une direction plus « grand public », comme en témoigne les premiers singles « The Reckoning » et « Raise Your Banner« , tout en abordant aussi un sujet qui nous concerne tous : nous ! Ruud m’explique que la pochette très science-fiction du disque montre un homme futuriste qui tient entre ses mains ce qu’il pourrait voir du monde, et du fait que maintenant, avec tous les moyens que nous avons à notre disposition, tout le monde sait ce que chacun fait minute par minute, plus rien n’est préservé. Martijn ajoute qu’aujourd’hui pour être informé de tout à propos de tout, nous sommes obligé de payer sans cesse pour avoir accès au moindre service d’information et de renseignement. C »est pratiquement épier les actions de chacun et pour préserver nos personnalités et identités, l’homme ce doit de « résister » à la tentation de ces nouveaux moyens.

Sur « Hydra » (2013), le groupe s’était livré à l’exercice des duos, avec des personnalités d’horizons musicaux divers comme avec Tarja Turunen (ex-Nightwish), Howard Jones (ex-Killswitch Engage), Dave Pirner (Soul Asylum), et aussi avec un mec qui faisait du rap… Cette fois, les Within ont fait appel au chanteur de Papa Roach, Jacoby Shaddix, qui figure sur le premier single « The Reckoning ». Ruud : « On a rencontré Jacoby lors d’un festival, et il se trouve que la loge de Papa Roach était juste à côté de la nôtre. Sharon (chant), est allée le voir pour lui proposer l’idée d’un duo pour le prochain album, Jacoby a accepté et ça c’est fait rapidement et simplement. »

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Au moment de cette interview, la tournée Européenne des Within a déjà commencé depuis un mois, et je demande à Ruud et Martijn si le groupe joue déjà des titres de ce futur nouvel album. « En fait nous jouons déjà cinq titres de « Resist », mais ce qui est fatiguant tu vois, c’est qu’à cause d’internet les fans n’ont plus de surprise. On a commencé la tournée en Russie, et dès les premières dates les fans pouvaient déjà voir l’intégralité des shows sur le net. Il n’y a plus d’effet de surprise mais bon, on n’y peut pas grand chose… » J’apprendrai en fin de journée que la sortie de « Resist » prévue pour le 14 Décembre est repoussée jusqu’à Février 2019. Wait and see…

Et puis, Ruud regarde depuis un moment mon tee-shirt. Il se trouve que j’en porte un d’Iron Maiden (ndr : ça vous étonne ?) et le guitariste me confie avec un grand sourire que les parties de guitare de « Resist » ont été faites au Wisseloord Studios en Hollande, là où Iron Maiden enregistra « Somewhere In Time ». « J’étais super excité en sachant que l’ai enregistré dans le même studio que Dave Murray, c’était trop cool comme tu peux t’en douter ! »

Et c’est après quelques photos et une discussion très intéressante sur Iron Maiden et Miles Davis que je quitte le duo, qui n’a plus qu’une seule interview à faire avant la fin de sa journée promo bien remplie. Pour moi, une autre se prépare pour demain, je vais rencontrer des Vikings…

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Avant que je n’écoute le live « The Pursuit Of Vikings », Amon Amarth n’avait jamais réellement retenu mon attention. Pourquoi ? Aucune idée, vraiment. Je connaissais leur logo, écouté quelques titres sans me dire que c’était génial, vu quelques photos de concerts, mais rien de plus. Et puis j’ai écouté « The Pursuit… ». Watt Ze Phoque ! Une véritable usine à riffs m’arrive dans les oreilles, et avec un son super bien produit ! Nos Suédois pratiquent un Death Metal mélodique avec des racines conjointes à celles du Heavy Metal, et même si le premier terme peut en faire fuir plus d’un (car non initiés ou pas fans), ne prenez pas vos jambes à votre cou car de Death Metal originel il ne reste que des sonorités qui font penser aux ténors du genre (Entombed / Dismember / les débuts d’Amorphis) mais joués en tempi plus modérés.  En y ajoutant un bon spirit « Warriors Of The World » et « Hail To England » à la Manowar, un chant aussi bien viril que poilu comme son leader, ça ne fait que renforcer l’appartenance d’Amon Amarth à la grande marmite du Heavy Metal pur et dur avec option « hochement de cou intempestif ».

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L’interview a lieu dans un hôtel du 10e arrondissement de Paris, rue de la Fidélité… Mon interlocuteur est le guitariste Johan Söderberg, qui en me saluant m’explique que le groupe arrive juste de Munich et les jours précédents ont été assez intensifs. Mine de rien (ou plutôt fatiguée… la mine), Johan me dit que Amon Amarth est très heureux de présenter à ses fans ce nouvel album live « The Pursuit Of Vikings » qui marque une étape dans la « déjà longue » carrière du groupe. Johan : « Ce témoignage enregistré lors de l’édition 2017 du Summer Breeze en Allemagne, regroupe un CD live, le DVD du concert et un documentaire de 90min. Il était important pour le groupe de proposer autre chose qu’une sorte de « Best Of » de notre parcours, mais plus ce qui a poussé (motivé) Amon Amarth à se former, montrer les influences originelles, notre évolution scénique partant des petites scènes jusqu’aux gigantesques planches du Wacken. Le groupe vu par nous. »

Johan est guitariste d’Amon Amarth depuis maintenant 20 ans, et pour lui le groupe a su faire évoluer sa musique avec le temps. Des débuts marqués par le Death Metal qui petit à petit a davantage révélé ses goûts pour Iron Maiden, Judas Priest, Accept, en on fait années après années le groupe rassembleur d’un public venant de toutes les branches du Metal, Amon Amarth en est très fier.

amon amarth live

Alors bien évidement « The Pursuit Of Vikings » clôt un bon quart de siècle. Mais ensuite Johan, est-ce que le premier album studio du début des 25 prochaines autres années est pour bientôt ? Johan : « Oui le nouvel album est prévu, mais à l’heure actuelle nous ne dévoilerons absolument rien sur ce prochain disque. On se concentre plus sur le live et les concerts/festivals qui arriveront pour l’été 2019. On préfère attendre le bon moment et faire une belle surprise à nos fans. On va revenir bientôt avec du nouveau matériel, il faut être un tout petit peu patient hahaha ! »

C’est un Johan bien à plat qui me quitte après m’avoir remercié pour cette entrevue, enregistré quelques liners pour No Name Radio et signé mon exemplaire du live.

Amon Amarth Guillaume et Johan Soderberg

Direction le métro « Château d’Eau » du 10e pour rejoindre l’incontournable Hard Rock Café du Boulevard Montmartre de la capitale, discuter blues et art martiaux… si si vous avez bien lu…

C’est pas avec Steven Seagal que j’ai rendez-vous, mais avec le guitariste Anglais Kris Barras. Ancien champion de MMA (Mixed Martial Arts) de haut niveau et leader de son propre groupe, « The Kris Barras Band« . Au moment de cette interview, le quartet jouait en première partie de Beth Art pour un périple Français de 8 dates. Autant vous dire que c’est un jeune homme posé et très sympathique qui m’accueille et me raconte que cette tournée en compagnie de la diva du blues se déroule à merveille. La veille, Kris et son band se produisaient au théâtre Alexandre Dumas de Saint-Germain-en-Laye, pour présenter au public le deuxième album « The Divine And Dirty« . Le champion tatoué me dévoile que sa grande inspiration fût son père qui l’initia au blues dès ses cinq ans, en lui faisant découvrir Gary Moore et BB King, tout en lui apprenant le guitare. Après un glorieux passif sportif Kris voulu revenir à ses racines et renouer avec la guitare blues qui l’avait fait grandir tout en rendant hommage à sa figure paternelle.

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« The Divine… » sorti en Mars de cette année, s’inspire d’un son à la Stevie Ray Vaughan teinté de Soul Music et de Desert Rock. Kris : « Oui, le son de l’album est typiquement Américain et pas mal de gens me disent qu’il ne sonne pas du tout comme un « English Blues Band ». C’est cet esprit « US » que je cherchais lors de la composition de « The Divine… », alors si tu me dis que tu as entendu ce son Américain si emblématique, d’une part ça me touche et de l’autre j’ai réussi mon disque, alors merci beaucoup ! »

« Les textes de l’album parlent pas mal du décès de mon père, qui comme je te le disais tout à l’heure a été ma plus grande source d’inspiration. « The Divine And Dirty » est donc très personnel, il reflète plusieurs parties de moi-même, mais je fais aussi allusion à certaines de mes expériences traversées, et à mon vécu. »

Le Kris Barras Band est donc sur la route jusque début Décembre 2018, et le quintet sera de retour en studio pour y enregistrer le prochain album. « J’ai déjà pas mal de morceaux de prêts, mais cette fois il y aura un côté plus rock que sur « The Divine… ». Maintenant te donner une date de sortie… »

guillaume et chris barras

Vu le parcours atypique de Kris, je lui demande ce que l’on ressent à quelques minutes de monter sur un ring pour combattre dans son ancienne discipline : « Beaucoup d’adrénaline c’est vrai. Ce sport t’apprend beaucoup sur toi-même, à te contrôler et à respecter ton adversaire. J’ai combattu pas mal d’années, ça fait et fera toujours partie de ma vie, je ne regrette absolument rien. »

C’est après cet échange et pris le p’tit jus de rigueur que je quitte le Hard Rock Café pour rentrer. Dehors ça commence à cailler sévère, et le live d’Amon Amarth retourne droit dans mes écoutilles. Il y a du boulot qui m’attend certes, mais au final lire dans un seul et même papier du Death Metal, Blues, Metal Sympho et Viking prouve que l’éclectisme musical a largement sa place dans nos pages et sur nos ondes, et c’est toujours un réel bonheur que de partager avec vous, lecteurs et auditeurs, nos rencontres pour vous faire découvrir les sorties du moment. Salut !

Sans oublier l’aide précieuse de Roger et Olivier de Replica Promotion.

Photos : Aurélie et Guillaume

Guillaume

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