Hard Rock, Interviews, Metal, Reviews

Shvpes, Nothing More et Glenn Hughes à Paris ! Let There Be Light !

C’est une journée comme on les aiment. Il fait beau pour un mois de Novembre, et il y a des interviews à faire et un concert à aller voir. Le sac à dos est ok, direction la capitale : on commence par le Casino de Paris

En ce 6 Novembre, le Casino accueille pas moins de quatre groupes qui font fureur en ce moment : Shvpes, Of Mice And Men, Nothing More et Bullet For My Valentine. On va y revenir d’ici quelques lignes, mais après m’être entretenu avec Ryan et Youssef de Shvpes suivi ensuite par Ben et Dan de Nothing More, je me retrouve pénard dans la grande salle du Casino de Paris pour assister aux balances. Je souhaitais vraiment le partager avec vous avant de reparler des interviews…

Le drum-tech de Bullet s’amuse à envoyer du lourd comme un p’tit fou pour tester l’acoustique, et en même temps je peux voir Ryan de Shvpes accorder sa Les Paul, Ben de Nothing More qui commence à assembler son kit de batterie toutes de paillettes vêtues, et son acolyte Mark s’échauffer les doigts sur sa guitare. Au passage, Mark me signera volontiers leur seconde galette éponyme avec un « sure ! » enthousiaste.

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Le son de batterie de Bullet terminé, c’est au tour des micros chants/choeurs de passer à la moulinette. Pendant ce test, les « Yeah ! One Two Yeah ! Check ! Sausages and cheese and fromage ! » sont de rigueur, sans omettre quelques bons gros rôts bien gras pour tester la raisonnance de la salle comme le tech le dit si bien. S’il le dit, c’est que ce doit être vrai ! Le soundcheck se poursuit aux rythmes du single « Over It » du dernier BFMV, l’effet est saisissant, le son puissant et mes oreilles commencent déjà à siffler ! Ça promet pour la suite, d’autant plus que nous ne passons pas la soirée au Casino de Paris mais à l’Elysée Montmartre assister au concert de « The Voice Of Rock », autrement dit Glenn Hughes qui « revisite » Deep Purple. Et oui, quand on est old-school comme moi et qu’une légende comme Glenn passe dans le coin, on a plus de chance de revoir BFMV et Nothing en live que l’ex-bassiste du Pourpre Profond. Choisi ton camps camarade !

Pour en revenir à mes rencontres du jour, je commence avec les Anglais de Shvpes. C’est en compagnie des guitaristes Ryan et Youssef que je prends place dans une des loges du Casino. Le duo me confie qu’ils sont très fiers de présenter dans cette tournée leur deuxième et nouvel album « Gretter Than » (qui sera sorti depuis le 9/11 au moment où vous lirez ces lignes), et que le titre du disque n’est pas un hasard puisque ce second se trouve plus mâture, les compostions plus abouties et qu’ils sont tous meilleurs musiciens. Chaque soir, les nouveaux morceaux sont joués et le retour des fans est toujours positif. Donc nos hommes sont confiants quand à la réception définitive de « Gretter Than », et c’est tout ce qu’on leur souhaite !

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Après quelques photos et les salutations, je change de pièce et retrouve la section rythmique de Nothing More, Daniel Oliver et Ben Anderson. Les gars sont tranquilles, et comme Ryan et Youssef de Shvpes, ils sont très heureux de partager cette aventure avec les groupes présents sur cette affiche. La tournée se passe très bien et ça fait déjà un an que leur album « The Stories We Tell Ourselves » est sorti. Verdict ? Une très bonne année, et l’album a permis au groupe de San Antonio de franchir un cap, de jouer dans des salles et festivals de plus grande importance, comme le Download par exemple, et de prendre aussi part à ce tour avec Bullet. Décidément, le nom de BFMV est sur toutes les lèvres et le groupe Anglais embarque toujours avec lui les formations prometteuses de la nouvelle génération ! Pour info, à l’issue de ces mois passés sur la route, les fans vont être aux anges, car le prochain album de Nothing More pointera le bout de son nez. Le groupe a déjà composé 7/8 morceaux, et c’est avec des étincelles plein les yeux que Ben et Dan m’annoncent cette nouvelle, ce qui est cool à voir.

Après le traditionnel selfie je quitte Dan et Ben, et je vous ramène avec moi dans les coulisses du Casino de Paris…

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Toujours confortablement assis dans un des fauteuils de velours rouge de la salle, les balances se succèdent, et ce sont les Californiens d’Of Mice & Men qui entrent en piste. Ce qui est chouette, c’est que pendant que je suis en train de rédiger ce report de ma journée, j’assiste carrément à un concert privé des groupes du concert, et suis témoin de la bonne ambiance générale. A ce propos, durant leur soundcheck les Mice ne manqueront pas de taquiner leur ingé-son à plusieurs reprises, sur fond de gros sons de double-pédale et basse ronflante. Les fans vont se régaler !

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Mais l’heure tourne, et je dois déjà quitter le quartier de Saint-Lazare pour me diriger vers Pigalle, voir pour la première fois en concert Glenn Hughes et son « Classic Deep Purple Live ». Juste le temps de faire une photo de l’enseigne du Casino, qu’une passante me questionne :

-« C’est qui ce soir au Casino de Paris ?

-Bullet For My Valentine, un groupe Anglais

-Comment vous dites, Boulette qui ? C’est de la musique électro ça non ?

-Bullet For My Valentine, c’est plutôt de la musique rock avec un gros son de guitare et des sonorités modernes

-Boulette For My Valentine (pensive)… ah non je connais pas, mais vous savez j’ai facebook et je vais regarder en rentrant chez moi. Merci bien jeune homme

-Au revoir madame, bonne soirée »

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Maintenant direction gare Saint-Lazare, métro jusqu’à la station Anvers, et sortie face à l’Elysée Montmartre…

C’est devant une assemblée correcte, que la soirée démarre avec l’Australien Lex Koritni sous une formule trio-acoustique. Les guitares unplugged passent impecc’, les voix avec le second guitariste (dont j’ai oublié le nom) transcendent. On aurait aimé avoir un peu plus de son au niveau des percussions et peut-être un Lex moins comédien pour ses crampes de la main gauche. Mais bon, on va pas chipoter, c’était quand même très sympa. En revanche, l’ingé-lumière de la salle doit sérieusement revoir sa copie, car ce qu’il faut savoir dans le métier, c’est que ce n’est pas pendant le concert que l’on fait les essais light (si ça peut l’aider pour plus tard, moi je dis ça, je dis rien…). Si ça se trouve c’était le même qui avait fait Europe il y a quelques mois à l’Olympia lors de la tournée anniversaire « The Final Countdown » : à chaque fois que John Norum passait en solo, sa lumière était out ! Why not, un concept à méditer…

Le set de l’Australien terminé on attend quelques minutes et enfin, le Glenn Hughes band monte sur scène, devant un parterre beaucoup plus important et conquis d’avance, qui n’a d’yeux (Dieu ?) que pour l’ex-Deep Purple. Glenn est visiblement heureux d’être de retour à Paris et le dit clairement à l’assemblée présente qui le lui rend bien ! Il est agréable de voir le musicien prendre le temps de parler à son public, avec sincérité, humour et nostalgie. La set-list quand à elle est excellente et intemporelle, l’interprétation est un revival des 70’s, et on a l’impression de faire un come-back dans le temps avec rien que pour nous les versions 2000 des albums « Made In Europe » et « California Jamming » !

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La basse de Glenn est groovy/sexy/funky, Soren Andersen magnifie en toute discrétion mais efficacité sa Stratocaster, Jesper Bo Hansen ressuscite à merveille feu Jon Lord et que dire du batteur Ash Sheehan ! C’est simple, nous en sommes restés sans voix, tellement le gars est époustouflant derrière son kit de batterie ! On pourrait croire que c’est Glenn Hughes qui fait le show, mais très sincèrement sans Ash « Animal » Sheehan et ses fûts, je ne pense pas que le concert aurait eu une telle intensité. Bravo à lui ! Evidemment, le chant de Glenn peaufine le tout, et il est impressionnant de constater que l’organe vocale de l’Anglais a encore gagné en finesse, pureté et puissance. Par moment, on a même l’impression que Janis Joplin est sur scène avec le groupe, et ça, il faut le voir pour le croire !

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De son côté notre ingé-light se débat toujours avec son manuel d’instruction car c’est toujours pas ça. Notez dans un sens tant mieux car à l’issue de ce concert et de cette journée partagée avec plusieurs générations de musiciens, force est de constater que cette même lumière se retrouve toujours dans les yeux et dans le coeur des fans et des artistes, quelques soient les époques et les genres. Notre musique préférée est en constante évolution, et la flamme de notre cher Rock N’ Roll n’est pas prête de s’éteindre !

Guillaume

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